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Les voyants sont au vert pour les cultures d’hiver en Europe

Dans son bulletin Mars publié le 23 mars 2026, la Commission européenne constate que les conditions météorologiques en Europe ont été « globalement favorables » aux cultures durant la période du 1er février au 14 mars 2026.

La Commission européenne estime que les cultures d’hiver connaissent globalement de « bonnes conditions » en Europe, malgré des précipitations excessives ou au contraire déficitaires dans certaines zones. Elles sont toutefois vulnérables aux vagues de froid tardives dans certaines régions, notamment en France.

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Dans son bulletin Mars publié le 23 mars 2026, la Commission européenne constate que les conditions météorologiques en Europe ont été « globalement favorables » durant la période du 1er février au 14 mars 2026. Les cultures d’hiver reprennent progressivement leur croissance végétative dans de bonnes conditions, « grâce à une humidité du sol suffisante et à des températures douces en cette fin d’hiver dans de nombreuses régions ».

Rendements en baisse

La Commission européenne dévoile ses premières prévisions de rendements pour la récolte de 2026. Elle prévoit une baisse sur un an pour le blé tendre, l’orge d’hiver et le colza. Dans le détail, les rendements du blé tendre dans l’Union européenne reculeraient de 5 % sur un an, à 59,8 q/ha, ceux de l’orge d’hiver de 10 % à 51,3 q/ha et ceux du colza de 3 % à 32,2 q/ha.

Concernant la France, les rendements du blé tendre sont estimés à 70,9 q/ha (–5 % sur un an), ceux de l’orge d’hiver à 66,2 q/ha (–6 %) et ceux du colza à 33,6 q/ha (–8 %).

Les cultures d’hiver sont sorties de la période de dormance

L’endurcissement, processus par lequel les céréales d’hiver acquièrent une tolérance au froid pour résister aux conditions de gel pendant la dormance hivernale, a été « généralement suffisant », rapporte la Commission européenne. « Jusqu’au début du mois de mars, les cultures d’hiver étaient pleinement endurcies dans toute l’Europe du Nord et de l’Est, et dans la majeure partie de l’Europe de l’Ouest », détaille-t-elle.

Depuis la fin du mois de février, les températures ont fortement augmenté dans le sud, l’ouest et le centre de l’Europe, déclenchant « la fin progressive de la dormance hivernale, mais augmentant la vulnérabilité des cultures aux vagues de froid tardives en France, dans les pays du Benelux, dans l’ouest de l’Allemagne, en Croatie, en Hongrie, en Bulgarie et dans les pays méditerranéens ».

Des précipitations excessives au sud-ouest de l’Europe

La Commission européenne pointe des précipitations excessives au sud-ouest de l’Europe et dans certaines régions à l’Est en février qui ont provoqué « des engorgements d’eau temporaires et des inondations locales ». Les fortes pluviométries dans le sud-ouest de la France ont entraîné la saturation des sols et des inondations localisées. « Des impacts sur l’état des cultures ne peuvent pas être exclus, mais n’ont pas été confirmés jusqu’à présent », indique le bulletin.

Le Portugal et le sud de l’Espagne ont également connu des inondations, et des dégâts mineurs sur les cultures d’hiver sont attendus. Le sud-est de la Roumanie et l’est de la Bulgarie connaissent également une saturation des sols et des inondations temporaires, mais aucun effet néfaste sur les cultures n'est signalé. « Les conditions plus sèches observées récemment dans ces trois régions devraient favoriser le drainage des sols et améliorer l’accessibilité des champs », note la Commission.

En parallèle, un déficit pluviométrique se dessine dans le nord-est de l’Europe, nécessitant « une surveillance accrue, car les besoins en eau des cultures vont augmenter bientôt », note le bulletin Mars. Sont notamment concernés l’Allemagne de l’Est, la Pologne et les pays baltes.

Des perspectives positives en France

En France, l’hiver a été humide et doux dans la plupart des régions, avec des précipitations « particulièrement abondantes », relève la Commission européenne. Les températures douces depuis la mi-février ont favorisé le développement des cultures d’hiver. « L’humidité des sols a été bénéfique à ces cultures, et les réserves d’eau sont actuellement élevées dans la plupart des régions, informe-t-elle. Cependant, la persistance de ces conditions humides suscite des inquiétudes quant à un excès d’humidité et à un risque d’engorgement, notamment dans les régions de l’Ouest, ce qui pourrait temporairement perturber les travaux agricoles. »

La Commission européenne constate qu’au 14 mars, les semis d’orge de printemps étaient presque terminés, « malgré des retards locaux dus à des sols trop humides. La douceur des températures a néanmoins permis un rattrapage rapide. » Elle estime que « malgré ces contraintes, les perspectives générales restent positives, les prévisions de rendement pour les principales cultures demeurant conformes à la tendance et à la moyenne des cinq dernières années ».

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